Prix nationaux de la sécurité publique

Célébrer le dévouement des travailleurs à la sécurité publique

Les Prix nationaux de la sécurité publique du SESJ reconnaissent et célèbrent le travail exceptionnel entrepris par nos membres à travers le pays. Trop souvent, le travail crucial des membres du SESJ se fait dans l’ombre, loin des yeux de nombreux Canadiens qui dépendent de l’engagement et du dévouement des employés fédéraux de la sécurité publique et de la justice pour assurer leur sécurité.

Mike Ashman
Centre des opérations du gouvernement, Ontario
Biographie

Mike Ashman a joué un rôle clé dans le renforcement de la gestion des urgences et des interventions en cas de catastrophe au Canada grâce à son travail au Centre des opérations du gouvernement (COG) depuis plus de dix ans.

Mike est arrivé à Sécurité publique Canada en 2015 et a occupé diverses fonctions au COG, qui coordonne la réponse du gouvernement fédéral aux urgences nationales. Aujourd’hui, il occupe le poste de chef par intérim de l’équipe des événements cycliques, un petit groupe chargé de surveiller et de se préparer aux risques saisonniers tels que les inondations, les feux de forêt et les ouragans. En étroite collaboration avec des partenaires tels que Ressources naturelles Canada, Environnement et Changement climatique Canada, le Centre canadien de prévision des ouragans, ainsi que les provinces et les territoires, son équipe analyse les risques à l’échelle du pays et veille à ce que le gouvernement fédéral soit prêt pour les saisons à venir.

Le parcours de Mike dans la gestion des urgences a commencé après l’obtention d’une maîtrise en physique. Il a d’abord travaillé au Conseil national de recherches, puis a joint les rangs de Transports Canada avant d’intégrer le programme des Accords d’aide financière en cas de catastrophe (AAFCC) au sein de Sécurité publique Canada.

Au Centre, Mike a été témoin de l’évolution de la nature de la gestion des urgences, qui s’est adaptée en élargissant ses opérations et en renforçant la coordination entre les différents ordres de gouvernement.

Tout au long de sa carrière, Mike a participé à plusieurs interventions nationales majeures, notamment :

  • la réinstallation de plus de 25 000 réfugiés syriens,
  • la coordination des efforts d’intervention fédéraux pendant la pandémie de COVID-19
  • le soutien à la gestion des demandeurs d’asile
  • l’évacuation due aux feux de forêt de Yellowknife en 2023
  • l’équipe chargée des événements majeurs lors des préparatifs du sommet du G7.

Ce que Mike apprécie le plus dans son travail, ce sont les gens. La gestion des urgences exige de longues heures de travail et des efforts soutenus en période de crise, et il attribue au dévouement de ses collègues le mérite de rendre ce travail possible. Alors que la gestion des urgences fonctionnait autrefois en silos, on reconnaît aujourd’hui de plus en plus que la sécurité publique dépend de partenariats solides au sein de l’ensemble de la famille fédérale.

Après plus d’une décennie au sein du COG et une longue carrière dans la fonction publique fédérale, Mike prévoit de prendre sa retraite en août prochain et espère passer plus de temps avec sa femme. Avec deux fils qui s’apprêtent à franchir des étapes importantes de leur vie — un qui entre à l’université et l’autre qui termine ses études secondaires —, il espère passer plus de temps avec sa famille après des années de travail exigeant qui ont souvent nécessité de longues heures et de nombreux déplacements. En repensant à sa carrière, Mike demeure fier du dévouement dont il a été témoin au sein de la communauté canadienne de gestion des urgences. Qu’il s’agisse d’intervenir en cas de catastrophe, de coordonner des opérations nationales ou de travailler en coulisses pour se préparer à la prochaine crise, Mike estime que la force du système de sécurité publique canadien réside dans l’engagement des personnes qui y travaillent.

Chantal Blier
SCC, Québec
Biographie

Depuis près de 27 ans, Chantal Blier exerce ses fonctions au Service correctionnel du Canada avec engagement, professionnalisme et humanité. Après avoir réussi l’ensemble des examens requis, elle a complété sa formation correctionnelle de trois mois à temps plein au Collège du personnel à Laval. Diplômée en juin 1999, Chantal a débuté sa carrière à l’Établissement de Cowansville à titre d’agente correctionnelle niveau 1, affectée à la sécurité statique.

Après dix mois, Chantal a accédé au poste d’agente correctionnelle niveau 2, travaillant dans le secteur d’habitation des personnes incarcérées, avec la responsabilité d’une charge de travail de détenus. Cette fonction l’a permis de développer une approche humaine et individualisée, notamment lors d’accompagnements en permissions de sortie avec escorte.

Pendant près de dix ans Chantal a été activement impliquée au sein du Programme d’aide aux employés (PAE) ainsi que de l’équipe de Gestion du stress à la suite d’un incident critique (GSIC), contribuant au soutien de ses collègues dans des moments éprouvants.

En 2006, elle a réussi le concours d’agente de programmes sociaux. Parallèlement à son travail à temps plein, elle a poursuivi des études universitaires à temps partiel, obtenant un baccalauréat par cumul de certificats en psychologie des relations humaines, intervention psychosociale et santé mentale. Cet accomplissement l’a permis d’accéder, en 2008, au poste d’agente de programmes correctionnels, fonction que Chantal occupe toujours avec passion.

Lors de la fermeture du département des programmes en 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19, Chantal a assumé, avec trois collègues, la coordination d’une équipe responsable de la formation des détenus affectés à l’entretien, de la mise en place des mesures de prévention, ainsi que du suivi statistique. Au fil des années, elle a également été appelée à prêter main-forte dans différents secteurs lors de situations d’urgence, que ce soit à la cuisine, à la lingerie ou à la préparation de la cantine des détenus. 

En 2023, Chantal a reçu la Médaille pour services distingués en établissement, reconnaissance soulignant son engagement soutenu.

Au cours des dernières années, elle a contribué à la formation de nouvelles employées tout en offrant les programmes en coanimation, favorisant le transfert d’expertise et le développement de la relève. Reconnue pour sa facilité à créer des liens, notamment avec les plus jeunes, Chantal participe aussi activement à la vie de son département en organisant un casse-croûte dont les surplus servent entre autres, à souligner les départs ou les congés de maternité. Aujourd’hui, Chantal se prépare à une retraite bien méritée du Service correctionnel du Canada, avec le projet de démarrer une petite entreprise de services de dépannage en communauté, prête à mettre à profit son expérience, son sens des responsabilités et son approche humaine dans cette nouvelle étape de vie.

Francine Cadieux
GRC, Québec
Biographie

Francine est une ressource essentielle au sein de la Division C de la GRC. Avec plus de 26 ans de service dans la fonction publique, dont 21 ans à la GRC, elle est reconnue pour son expertise, sa collaboration et son engagement envers le travail d’équipe.

Francine joue un rôle clé dans le soutien aux enquêtes policières à travers le système INTELEX. Son travail consiste à traiter les demandes d’information provenant d’enquêteurs de divers secteurs et de différentes provinces, en leur fournissant des renseignements essentiels qui permettent d’amorcer ou de faire progresser leurs recherches. Elle collabore régulièrement avec de nombreux partenaires externes, notamment des services policiers et des organisations publiques et privées, afin de faciliter l’accès à l’information nécessaire aux investigations.

Grâce à cette position centrale, elle possède une connaissance approfondie des dossiers et des partenaires avec lesquels l’unité travaille. Cette expertise fait d’elle une référence incontournable pour ses collègues. Plusieurs la décrivent d’ailleurs comme le « bottin » de la Division C, tant elle connaît les ressources, les contacts et les processus qui permettent aux enquêtes d’avancer efficacement.

Au fil des années, Francine est également devenue une mentore pour les nouveaux employés. Toujours disponible et généreuse de son temps, elle accompagne les recrues et partage volontiers son savoir avec les policiers, analystes, aide-enquêteurs et membres du personnel administratif.

Son leadership s’est aussi manifesté à plusieurs reprises lorsqu’elle a été appelée à coordonner l’équipe en l’absence d’un superviseur. Dans ces moments, elle a su gérer les priorités, soutenir ses collègues et assurer la continuité des opérations avec calme et efficacité, démontrant ainsi la confiance que lui accorde l’ensemble de l’unité.

Pour Francine, ce qui rend son travail particulièrement motivant est le fait que chaque journée apporte de nouveaux défis et de nouvelles collaborations. Elle apprécie particulièrement l’aspect collectif du travail et la possibilité d’aider ses collègues. Passionnée depuis longtemps par le milieu policier et les enquêtes criminelles, elle trouve dans son rôle une façon concrète de contribuer à la justice et à l’équité. En dehors du travail, Francine accorde une grande importance à sa famille. Mère de trois fils sportifs, grand-mère attentionnée de cinq petits-enfants et accompagnée de son chien Molly, elle réussit à concilier sa vie familiale avec un engagement professionnel remarquable.

Hatem Mohammad Hatem
SCC, Alberta
Biographie

Depuis plus de quatorze ans, Hatem Hammad travaille comme éducateur au sein du Service correctionnel du Canada à l’Établissement de Bowden, où il aide les détenus à acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour rebâtir leur vie.

Hatem est arrivé à l’Établissement en octobre 2011 en tant qu’enseignant et y est resté depuis, consacrant sa carrière à l’éducation correctionnelle. Pendant cette période, il a également occupé des fonctions d’agent de libération conditionnelle par intérim, tant à Bowden qu’au bureau de libération conditionnelle de Calgary, pendant plus de deux ans. Ces expériences lui ont permis de mieux comprendre l’ensemble du processus de réhabilitation — de l’éducation en établissement à la réintégration dans la communauté.

Tout au long de sa carrière, il a été animé d’une conviction profonde dans le pouvoir transformateur de l’éducation. Bon nombre des personnes avec lesquelles il travaille arrivent en détention sans diplôme d’études secondaires et se sentent souvent découragées quant à leur avenir. En les aidant à acquérir des compétences de base et à se fixer de nouveaux objectifs, il s’efforce de leur montrer qu’il existe d’autres voies possibles.

Un exemple marquant concerne un détenu qui, au départ, refusait de retourner à l’école. Cet homme avait été impliqué dans le trafic de drogue et pensait que l’éducation n’avait pas sa place dans son avenir. Après plusieurs conversations sur les répercussions plus larges de ses actes — notamment l’impact qu’ils pouvaient avoir sur les familles et sur sa propre relation avec sa fille —, il a commencé à reconsidérer son parcours. Grâce au soutien et aux conseils reçus, il a rempli les conditions requises pour reprendre ses études et il a obtenu son diplôme d’études secondaires le jour même de sa libération. Le personnel a célébré ce jalon important en lui remettant une toge et un mortier de diplômé alors qu’il franchissait les portes de l’Établissement. Il a par la suite été confirmé qu’il avait retrouvé sa fille et intégré un programme d’apprentissage — une réussite qui continue de renforcer la valeur de l’éducation en milieu carcéral.

En réalité, l’engagement d’Hatem à aider les autres a commencé bien avant son arrivée dans le milieu correctionnel. Au début de sa carrière, il avait travaillé avec des personnes handicapées et qui avaient des besoins spéciaux en matière de réadaptation. Au fil du temps, il a occupé des postes dans l’enseignement au sein d’universités et de collèges, en aidant les étudiants à poursuivre leurs études. Même s’il trouvait ce travail gratifiant, il s’est rendu compte qu’il pouvait avoir un impact encore plus grand en réhabilitation et en éducation correctionnelle, où le besoin de soutien et d’opportunités est souvent encore plus grand.

Son propre parcours de vie a également façonné sa vision des choses. Il a immigré au Canada avec sa femme en 1991, et ils ont commencé leur vie au Canada ensemble en partant de zéro. Après avoir suivi des études complémentaires en réhabilitation et en éducation — notamment une maîtrise en éducation —, il s’est construit une carrière où il pourrait aider les autres à surmonter les obstacles et à réaliser leur plein potentiel.

En dehors de son travail, il reste profondément attaché à sa famille et à sa communauté. Sa femme et lui ont élevé quatre enfants — trois filles et un fils — et sont aujourd’hui les fiers grands-parents de huit petits-enfants. Il a aussi plusieurs centres d’intérêt personnels qui reflètent sa curiosité et son dévouement à l’apprentissage. Musicien autodidacte, il joue du violon et d’un instrument traditionnel du Moyen-Orient. Pendant les mois d’été, il s’occupe de plusieurs ruches, une activité qu’il apprécie pour sa contribution à l’environnement et à l’agriculture.

Kristy McDougall
GRC, Saskatchewan
Biographie

Kristy McDougall a débuté sa carrière au sein de la GRC en tant qu’adjointe aux services de détachement (ASD) à La Ronge, en Saskatchewan, poste qu’elle a occupé pendant plus de vingt et un ans. Air Ronge — sa communauté d’origine — a toujours été au cœur de son travail. Ce qui ne devait être au départ qu’un bref déménagement dans la région pour une opportunité temporaire s’est rapidement transformé en une carrière de longue haleine au service des opérations policières dans le Nord de la Saskatchewan.

En tant qu’adjointe aux services de détachement (ASD), Kristy a joué un rôle essentiel de soutien opérationnel auprès des agents de première ligne. Dans les communautés rurales et isolées où les agents viennent souvent d’un peu partout au pays, les ASD apportent une connaissance locale indispensable, établissent des relations avec les partenaires communautaires et contribuent à garantir que les agents puissent intervenir efficacement dans des situations complexes.

Au quotidien, son travail peut comprendre la coordination des ressources après un incident majeur, la prise de contact avec les dirigeants locaux, l’aide aux procédures judiciaires et d’enquêtes, ou encore la contribution au bien-être du personnel à la suite d’événements traumatisants.

Ces dernières années, elle a assumé un rôle de direction dans le cadre du projet pilote de l’équipe de gestion de district des adjoints aux services de détachement de la GRC au sein de la Division « F » de la Saskatchewan. Aux côtés d’une collègue, elle a contribué au lancement de cette initiative en 2022 afin d’identifier les problèmes de longue date affectant les ASD dans toute la Saskatchewan et d’élaborer des solutions pour y remédier. 

Au cours du projet pilote, Kristy et son homologue ont travaillé en étroite collaboration avec 113 détachements à travers la Saskatchewan pour relever les principaux défis liés à la formation, à la cohérence opérationnelle, au soutien en matière de santé mentale et à la gestion de la charge de travail.

Cette initiative a contribué à un changement culturel important au sein de la Division en fournissant aux ASD une orientation plus claire, des réponses cohérentes et un réseau de soutien plus solide. Pour de nombreux employé-e-s, cela a signifié avoir quelqu’un vers qui se tourner lorsque des difficultés surviennent. En reconnaissance de leur leadership et de leur impact, Kristy et son homologue ont reçu le Prix du leadership de l’Association des chefs de police de la Saskatchewan en 2024 pour leur impact positif sur les opérations policières et la sécurité publique.

Tout au long de sa carrière, Kristy est également demeurée très impliquée dans sa communauté. Elle a occupé les fonctions de conseillère municipale et d’adjointe au maire de la localité d’Air Ronge. Son travail bénévole atteste son engagement : présidente de Northern Sport Culture and Recreation, membre du conseil d’administration de Kidsport, et bénévole auprès des Ice Wolves de La Ronge de la ligue de hockey junior de la Saskatchewan en tant que famille d’accueil. Elle a aussi contribué à la création d’organisations telles que Northern Animal Rescue et le Teen Girls Wellness Group. Elle a également reçu la Médaille du jubilé de platine de la reine Elisabeth II ainsi que d’autres prix régionaux pour son leadership. Kristy attribue à son famille — notamment à son mari et à sa fille — ainsi qu’aux encouragements de ses collègues et de son syndicat le soutien qui l’a aidée à relever les défis et à assumer les responsabilités de sa carrière.

Michelle Martin
SCC, Nouvelle-Écosse
Biographie

Ce qui a commencé par une offre d’emploi trouvée par hasard s’est finalement transformé en près de deux décennies de service dévoué à la sécurité publique.

En 2007, après avoir travaillé dans le secteur associatif en tant que conseillère auprès de personnes en situation de handicap, Michelle Martin parcourait les offres d’emploi lorsqu’elle est tombée sur une annonce pour un poste d’« intervenant principal » à l’Établissement Nova pour femmes, à Truro (Nouvelle-Écosse). La formation requise consistait en un cours éprouvant de 16 semaines, mais ce pari a porté fruits, puisque Michelle a terminé première de sa promotion en 2007! Elle est entrée en fonctions dès le lendemain dans l’unité d’isolement de sécurité maximale de l’Établissement Nova pour femmes.

Michelle a passé la décennie suivante à travailler au sein de l’Établissement Nova pour femmes, où elle a acquis une vaste expérience de première ligne et développé une compréhension approfondie du travail correctionnel dans le système fédéral. En 2017, Michelle s’est vu offrir un poste à durée déterminée en tant qu’agente de libération conditionnelle, puis est devenue employée permanente, passant aux services correctionnels communautaires — un rôle qu’elle occupe encore aujourd’hui.

Au-delà de ses responsabilités quotidiennes, Michelle a apporté d’importantes contributions à la formation et à la préparation aux situations de crise au sein du Service correctionnel du Canada. Elle est l’une des cinq formatrices nationales en négociation de crise, et à ce titre, elle aide à préparer le personnel à travers le pays à faire face à certaines des situations les plus à risque dans le système correctionnel fédéral, notamment les émeutes et les prises d’otages. 

Le programme comprend un processus de sélection rigoureux suivi de huit jours de formation intensive en présentiel. En tant que formatrice, elle prend cette responsabilité très au sérieux et veille à ce que chaque participant réponde aux normes requises pour gérer en toute sécurité les incidents critiques au sein des établissements.

Près de vingt ans après ses débuts dans le système correctionnel fédéral, Michelle trouve toujours autant de sens à son travail. Un cas en particulier se démarque : un délinquant fédéral qu’elle a supervisé, qui avait été fortement impliqué dans des gangs, a réussi à transformer sa vie et à récupérer la garde de sa fille. De telles réussites ne se produisent pas tous les jours, mais elles rappellent avec force l’impact que les agent-e-s de libération conditionnelle peuvent avoir sur la vie des gens.

Michelle a également contribué à plusieurs autres initiatives de formation, notamment le programme de perfectionnement continu des agent-e-s de libération conditionnelle (POCD) et les programmes de préparation des établissements, et à l’heure actuelle, elle se prépare à devenir animatrice du Programme d’apprentissage conjoint (JLP).

En tant que fière dirigeante syndicale, Michelle Martin a démontré son leadership dans le domaine du bien-être au travail. Comme elle a été victime d’un incident de violence au travail au début de sa carrière, elle est devenue une défenseure infatigable de la sécurité psychologique sur le lieu de travail. Elle encourage ses collègues à consigner les incidents, à recourir aux soutiens disponibles et à demander de l’aide en cas de besoin.  En dehors de ses responsabilités professionnelles, Michelle consacre chaque année beaucoup de temps au bénévolat auprès de Northern Youth Abroad (NWA), un programme qui met en relation des jeunes issus de communautés du Nord avec des familles d’accueil un peu partout au Canada. Depuis 2018, elle accueille chez elle des participants issus de communautés défavorisées du Nord, les hébergeant pendant cinq semaines chaque été.

Nicholas Tilgner
GRC, Québec
Biographie

Nicholas Tilgner a consacré sa carrière à la sécurité publique, apportant à son travail au sein de la Gendarmerie royale du Canada une expérience particulièrement variée dans les domaines des interventions d’urgence, de l’aviation, de la médecine et de la sécurité des armes à feu.

Membre de la GRC depuis sept ans, à l’heure actuelle, il travaille au service des enquêtes sur les armes à feu. À ce poste, il contribue à s’assurer que les agents des forces de l’ordre et le personnel gouvernemental sont équipés pour gérer et répondre en toute sécurité à des menaces complexes et émergentes. Son travail soutient les efforts plus larges des experts de la GRC qui fournissent des conseils techniques sur la sécurité et la manipulation des armes à feu dans le cadre des opérations gouvernementales.

Nicholas aborde son rôle grâce à son parcours professionnel remarquablement varié. En effet, avant de faire partie de la GRC, il a été pilote dans l’Aviation royale canadienne, a travaillé comme ambulancier, pompier, instructeur en sécurité et spécialiste en sauvetage avancé, et il a occupé des postes de direction en médecine d’urgence, notamment en tant que directeur des services médicaux d’urgence dans le Nord du Canada. 

Ces expériences lui ont permis de développer une compréhension approfondie de la gestion de crise et des interventions d’urgence, ainsi que la capacité d’anticiper les défis opérationnels et d’élaborer des solutions pratiques dans des environnements très stressants.

Son expérience du domaine médical continue d’influencer son travail aujourd’hui. Après avoir joint la GRC, Nicholas a mis en place une formation pour le personnel sur les interventions en cas d’hémorragie traumatique. Cette formation va au-delà de la formation standard aux premiers soins afin de mieux préparer les employés à intervenir en cas de blessures graves. Certifié par l’American College of Surgeons en contrôle des hémorragies traumatiques, il a aidé à former ses collègues à intervenir efficacement face à des blessures graves dans des situations critiques.

Au sein de son équipe, Nicholas apprécie la diversité d’expérience que chaque membre apporte au lieu de travail. Alors que certains collègues se spécialisent dans les technologies et les équipements modernes, il apporte une perspective unique ancrée dans les connaissances historiques, l’expérience opérationnelle et les interventions d’urgence. Ensemble, ces compétences complémentaires permettent à l’équipe de fournir des conseils efficaces en matière de sécurité des armes à feu.

Nicholas s’engage également dans le mentorat et le partage des connaissances. Comme de nombreux membres de son équipe en sont encore au début de leur carrière, il partage souvent les leçons tirées de décennies d’expérience dans divers métiers des services d’urgence.

Au-delà de son travail sur le terrain, Nicholas participe également à des débats plus larges sur les politiques publiques concernant les interventions d’urgence et la résilience communautaire. Fort de son expérience de secouriste bénévole dans des communautés rurales, il a plaidé en faveur de nouvelles dispositions qui permettraient aux employés des secteurs réglementés par le gouvernement fédéral de prendre des congés afin de répondre aux urgences locales — telles que les incendies ou les inondations — sans mettre leur emploi en péril. Cette proposition reflète sa conviction que la force des communautés dépend de la volonté et de la capacité de personnes formées à intervenir lorsque surviennent des catastrophes. Tout au long de sa carrière, le travail de Nicholas a été guidé par un principe simple : la sécurité publique est renforcée lorsque le savoir-faire, la collaboration et le service communautaire vont de pair. Qu’il s’agisse de former des collègues, d’intervenir en cas d’urgence ou de contribuer aux discussions sur les politiques, il continue d’apporter cet engagement dans chaque aspect de son travail.

Jodi Tolley
GRC, Alberta
Biographie

Jodi Tolley est actuellement l’unique adjointe aux services de détachement (ASD) au détachement de la GRC à Raymond, dans le sud de l’Alberta. Comme ASD, elle est très fréquemment sollicitée par d’autres détachements pour aider à former de nouvelles personnes et combler d’importantes lacunes. Cela l’amène à faire régulièrement de longs trajets depuis son détachement avec peu de préavis. Pendant la pandémie de COVID, Jodi n’a ménagé aucun effort à maintes reprises pour aider les détachements de la GRC de toute la région à s’adapter aux réalités de la pandémie et à réduire le risque d’exposition, tout en assurant la sécurité des Albertains. De plus, elle a soutenu la GRC pendant les jours difficiles du blocage du poste frontalier de Coutts par un convoi de camions, un événement qui a nécessité la contribution de tout le monde pendant quelques jours. Le leadership de Jodi est également évident dans son engagement à organiser des soupers mensuels pour ses collègues ASD du sud de l’Alberta. Les ASD de cette région sont en poste dans de nombreuses localités rurales et éloignées et sont donc souvent le seul personnel de soutien de leur bureau dans des milieux assez isolés. Ces soupers sont donc très importants, car ils permettent au réseau essentiellement féminin des ASD de discuter de sujets et de préoccupations quotidiennes qui, autrement, passeraient peut-être sous silence. Plus important encore, Jodi a toujours un sourire sincère et un mot gentil pour toutes les personnes qu’elle sert dans son rôle clé de la sécurité publique, même lors des journées les plus stressantes. Son dévouement et son engagement à assurer le bon fonctionnement des détachements ruraux du sud de l’Alberta font d’elle une héroïne méconnue qui fait tranquillement le travail. Avec des personnes comme Jodi Tolley qui travaillent dur chaque jour, la sécurité publique des Canadiens est entre de bonnes mains.

Sean Hickey
Agent de libération conditionnelle dans la communauté, Terre-Neuve-et-Labrador
Biographie

Sean Hickey a consacré sa carrière à la promotion de la sécurité publique. Employé chevronné de la sécurité publique fédérale, Sean fait souvent preuve d’un immense dévouement en tant que l’un des rares agents de libération conditionnelle dans la vaste péninsule d’Avalon, à Terre-Neuve. Tout aussi important, il est également un pilier de sa collectivité et il est respecté et aimé par ses collègues pour qui il est une ressource cruciale qui peut les aider et les guider.

Comme agent de libération conditionnelle fédéral, Sean fait partie du comité du Service de renseignements criminels de Terre-Neuve-et-Labrador. Pour renforcer l’efficacité de ce comité, Sean fournit des mises à jour quotidiennes au personnel, aux différentes parties prenantes et à des tiers sur le statut de contrevenants sous responsabilité fédérale et d’autres détenus, sur les associations de gangs et sur les dangers potentiels pour la sécurité publique, par exemple les individus évadés du Centre correctionnel communautaire de Terre-Neuve et des centres résidentiels communautaires de Terre-Neuve. Sean fait souvent ces contributions pendant ses temps libres, car ce sont là des tâches qui vont au-delà des tâches principales d’un agent de libération conditionnelle et que sa charge de travail est déjà lourde. Enfin, Sean a été reconnu pour le soutien crucial qu’il apporte à ses pairs lors des séances d’aide après un stress causé par un incident critique. Ces séances, qui ont lieu à la suite d’une menace importante contre la sécurité de fonctionnaires fédéraux chargés de la sécurité publique, de personnes qu’ils supervisent ou du grand public, permettent de réduire les risques à long terme de troubles mentaux chez le personnel de la sécurité publique fédérale.

Compte tenu des antécédents d’excellence de Sean à titre d’agent de libération conditionnelle, de son militantisme en faveur de la sécurité publique et de son leadership dans sa collectivité, Sean incarne le véritable esprit du Prix national de la sécurité publique et en est un lauréat extrêmement méritant.

Stephanie Dawe
GRC, Labrador
Biographie

Stephanie Dawe travaille dans le système judiciaire depuis plus d’une décennie. Après avoir passé six ans à soutenir les activités de la Cour provinciale de Terre-Neuve-et-Labrador, elle en est maintenant à sa 7e année comme adjointe aux services de détachement au détachement de la GRC de Happy Valley-Goose Bay, au Labrador.

Stephanie est aussi la présidente bénévole de l’équipe de recherche et sauvetage au sol de sa localité (RSS).

Les membres de cette équipe sont de garde 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et sont toujours prêts à intervenir lorsqu’une personne est perdue ou portée disparue. Le climat impitoyable et la nature sauvage du Labrador exigent que les intervenants en RSS comme Stephanie s’entraînent à de nombreux types de sauvetages ― sauvetages sur glace, motoneigistes manquant à l’appel, sauvetages en bateau et recherches terrestres. Stephanie contribue au respect des normes de formation exigeantes conçues pour assurer une bonne préparation des équipes de RSS nouvellement formées dans tout le Labrador.

En tant que participante active et bénévole de l’équipe locale de RSS, Stephanie collabore étroitement avec la GRC pour déployer l’équipe en cas de besoin. L’équipe de RSS doit travailler en tandem avec la GRC pour ramener saines et sauves à leur famille les personnes disparues ou égarées. Au fil des ans, Stephanie a participé à de nombreuses missions de recherche et de sauvetage difficiles. Certaines missions durent des jours et se déroulent dans des conditions remarquablement hostiles.

En plus de son rôle direct dans les missions de recherche et de sauvetage, Stephanie participe aussi à des collectes de fonds pour l’achat d’équipement pour l’équipe de RSS, qu’il s’agisse de préparer des Biscuits Sourire au Tim Horton ou d’aller chercher des subventions auprès de diverses organisations.

Stephanie est également la première personne du Labrador à avoir reçu la certification de chercheuse nationale de l’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage.

Par ailleurs, Stephanie est également une fervente défenseure de la santé mentale des membres de l’équipe de recherche et de sauvetage, reconnaissant que le tribut payé par ceux qui participent activement à une recherche peut être extrême et qu’il n’est pas toujours facile de se remettre d’une mission difficile. Enfin, Stephanie est aussi membre du comité local de prévention de la criminalité et représentante de la Croix-Rouge, deux rôles qui nécessitent d’innombrables heures de bénévolat et un engagement indéfectible.

En résumé, le dévouement de Stephanie pour la sécurité publique des Labradoriens est vraiment exceptionnel et ne connaît aucune limite. Elle est l’exemple même du travail acharné, de l’enthousiasme et du courage et mérite amplement de recevoir le Prix national de la sécurité publique.

Wayne Hirlehey
Sécurité publique Canada, Pacifique
Biographie

Pendant toute ses 20 ans de carrière à la Sécurité publique, Wayne a été l’agent de liaison de Sécurité publique Canada avec le ministère de la Gestion des urgences et l’Adaptation climatique de la Colombie-Britannique au Centre provincial de coordination des urgences. Il a veillé à la transmission de renseignements situationnels cruciaux à tous les ministères fédéraux et au Centre des opérations du gouvernement lors de plusieurs catastrophes. En particulier, il a joué un rôle clé dans le déploiement des ressources fédérales en Colombie-Britannique et au Yukon lors des inondations de 2007, des inondations et des incendies de forêt de 2017 et 2018, de la pandémie de COVID-19, ainsi que des rivières atmosphériques sans précédent survenues en 2021.
Wayne a aussi été aux premières loges de divers exercices de préparation aux urgences, notamment l’opération TRANSGUARD 1 en 2008-2009 dans le cadre du programme d’exercices des Jeux olympiques de 2010, l’exercice Mer des Salish de la Garde côtière canadienne et l’opération NANOOK-TATIGIIT au Yukon. Il a également joué un rôle clé dans la conception et la réalisation de l’exercice de priorité nationale sur les tremblements de terre nommé Exercice Intervention côtière 2023. Il a travaillé avec le ministère de la Gestion des urgences et l’Adaptation climatique et le programme d’exercices du Centre des opérations du gouvernement pour planifier la composante fédérale de cet exercice.
En outre, Wayne a encadré et formé ses collègues sur divers aspects de la gestion des urgences. Il a créé l’atelier sur la préparation aux situations d’urgence pour tous les fonctionnaires fédéraux. Il a également rédigé le concept des opérations de Sécurité publique Canada pour la région du Pacifique, ainsi que les procédures opérationnelles normalisées du Centre de coordination fédérale. Ces outils sont devenus la base des interventions d’urgence de la Sécurité publique en cas d’inondations, d’incendies, de rivières atmosphériques, d’événements de pollution marine et d’une multitude d’autres situations d’urgence.
Wayne a présidé le groupe de travail sur la coordination fédérale dans le Pacifique, transformant ce groupe d’un simple forum d’échange de données en un groupe de travail sur la préparation opérationnelle en créant des sous-comités de formation, de planification et d’exercice.
Les connaissances approfondies de Wayne en matière de préparation aux urgences proviennent en partie de sa propre expérience acquise lors d’opérations menées avec des collègues des Prairies. En 2019, Wayne a été redéployé d’un exercice de lutte contre les incendies de forêt au Yukon pour aider le bureau régional de l’Alberta pendant la période dévastatrice des incendies de forêt cette année-là. Wayne avait également été déployé auparavant pour aider le bureau régional du Manitoba à répondre aux inondations dévastatrices de 2014.
Comme il travaille près du centre provincial de coordination des urgences, Wayne est souvent le premier employé fédéral à arriver sur place pour représenter tous les organismes de gestion des urgences du gouvernement fédéral et soutenir les efforts d’intervention de la province.
Il est indéniable que la Colombie-Britannique et la région du Pacifique sont immensément plus sûres grâce à l’expertise de Wayne Hirlehey en matière de préparation aux situations d’urgence, à ses contributions de première main et à son dévouement sur le terrain.

Thomas Eischen
Agent de libération conditionnelle dans la communauté, Winnipeg
Biographie

Thomas Eischen appartient à la Première Nation de Little Grand Rapids (Miishipaawitiik) au Manitoba. Il travaille depuis 20 ans pour le Service correctionnel du Canada (services correctionnels communautaires) à Winnipeg, où il a occupé différents postes, aidant les délinquants et les personnes en liberté conditionnelle à se réinsérer dans la société.

Thomas a travaillé avec diverses communautés et organisations autochtones, en particulier dans le cadre de partenariats par le biais d’accords de financement spéciaux. Il a grandement à cœur d’améliorer les services correctionnels en les rendant plus efficaces, plus inclusifs et mieux adaptés aux besoins et aux attentes des Autochtones.

Thomas a aussi travaillé activement avec diverses communautés autochtones pour faciliter la réinsertion de contrevenants sous responsabilité fédérale. L’usage de l’ojibwé, sa langue maternelle, l’a grandement aidé à établir des relations et à soutenir les résultats de la réadaptation de centaines de personnes autochtones. Sa connaissance des normes culturelles anishinabes et cries inspire la confiance et suscite un grand respect de la part de ses collègues qui admirent ses connaissances, son respect et son engagement à honorer les cultures autochtones.

Thomas a collaboré avec divers comités de justice pour rationaliser les ressources et mieux définir les besoins des contrevenants autochtones. Il est résolu à faire en sorte que les personnes qui entrent en contact avec le SCC aient accès à des ressources cruciales pour favoriser leur réinsertion et devenir des membres respectés de leur communauté.

Una Gair
Service correctionnel du Canada, Pacifique
Biographie

Una Gair travaille actuellement en tant qu’agente fédérale de programme correctionnel, un rôle dans lequel elle excelle au sein de l’administration pénitentiaire. Elle a travaillé la majeure partie de sa carrière avec des contrevenants violents et des délinquants sexuels, hommes et femmes. En tant que professionnelle de la sécurité publique très respectée et expérimentée, Una a été choisie pour contribuer à la supervision d’unités d’intervention structurée du SCC, tant au niveau régional que national.

Pendant une décennie, Una a montré une grande volonté de contribuer aux résultats du système de sécurité publique et a accompli son travail avec beaucoup de compassion et d’intégrité. Elle contribue au bien être des personnes qu’elle supervise, mais joue également un rôle essentiel dans l’amélioration de l’efficacité globale des programmes de réinsertion des contrevenants et dans l’amélioration de la sécurité publique.

L’approche proactive d’Una a permis d’appréhender un certain nombre de délinquants en liberté illégale.

En outre, tout au long de sa carrière, Una a joué un rôle clé dans la création d’un environnement de travail positif et stimulant, améliorant considérablement la capacité de ses collègues à remplir leurs fonctions dans le domaine de la sécurité publique et de la justice. En tant que formatrice du Programme d’apprentissage mixte, elle a donné des formations de pointe dans divers ministères sur des sujets comme la création de milieux de travail respectueux et la prévention du harcèlement et de la violence.

Le travail d’Una comme formatrice en santé mentale et comme membre de l’équipe de la gestion du stress à la suite d’un incident critique du SCC en Colombie-Britannique traduit encore davantage sa volonté d’améliorer la santé mentale au travail. Grâce à ses conseils et à son mentorat, Una est reconnue pour être une personne qui partage volontiers ses connaissances et ses idées avec le personnel qui entreprend des interventions et des mandats de supervision au SCC ainsi qu’avec une grande variété de partenaires de la justice.

En outre, Una a consacré plus d’une décennie à travailler activement avec un large éventail de communautés et d’organisations des Premières Nations dans l’ouest du Canada pour élaborer des projets d’infrastructure de justice sociale qui ont eu une profonde incidence sur la sécurité publique et la justice dans les communautés visées. Sa passion, son engagement et sa capacité à obtenir des résultats tangibles dans ce domaine ont été récompensés par le prestigieux Prix Inspiration Arctique qu’a remporté l’organisme House of Wolf and Associates.

Enfin, Una a décelé pour le SESJ une lacune importante dans la Loi sur l’indemnisation des agents de l’État, une loi fédérale clé qui régit l’accès à l’indemnisation pour accidents du travail pour le personnel fédéral de la sécurité publique. Elle a joué un rôle déterminant dans la rédaction d’une définition de personnel de la sécurité publique à incorporer dans la Loi, qui garantirait au personnel fédéral de la sécurité publique l’accès à l’indemnisation pour des troubles de santé mentale, à l’instar des premiers intervenants de la plupart des provinces et territoires. Una est devenue une championne acharnée du SESJ pour cette cause, menant des recherches, contribuant au projet de loi et faisant pression sur des députés fédéraux de différents partis afin de rallier les appuis nécessaires pour l’adoption des changements législatifs proposés. Ses efforts ont abouti à la présentation du projet de loi C-357 au Parlement le 20 septembre 2023, marquant une occasion importante de protéger les fonctionnaires fédéraux de la sécurité publique qui subissent des traumatismes psychologiques alors qu’ils sont au service de la sécurité publique des Canadiens. Grâce à son dévouement, Una a non seulement enrichi l’environnement de travail de ses pairs, mais a également eu une incidence notable sur la sécurité publique et la justice à travers le Canada.

Pierre-Luc Gilbert
SCC, Québec
Biographie

Pierre-Luc travaille au SCC depuis une quinzaine d’années. Il a commencé sa carrière comme agent de libération conditionnelle (ALC) au Centre régional de santé mentale (CRSM), une unité spécialisée en soins psychiatriques. Il a ensuite travaillé auprès de détenus de la population ordinaire de l’établissement Archambault. Depuis peu, il travaille uniquement avec des détenus autochtones.

Dès ses débuts au CRSM comme ALC, Pierre-Luc s’est démarqué par son niveau élevé de rigueur, de connaissances, de jugement et de sensibilité. Il devint rapidement une référence et une source d’inspiration pour ses collègues. Il a d’ailleurs accepté, à quelques reprises, de superviser le travail de ses collègues à titre de gestionnaire intermédiaire.

Outre son haut niveau compétences dans le cadre de ses fonctions visant à assurer la sécurité des Canadiens et la réinsertion sociale sécuritaire des délinquants, Pierre-Luc se démarque aussi par ses qualités personnelles qui font de lui l’un des employés les plus respectés de l’établissement Archambault. Son légendaire tempérament calme et posé, de même que son attitude juste et impartiale envers tous, contribuent à réduire le stress des employés qu’il côtoie.

Hamza Al-Baghdadi
Biographie

Hamza Al-Baghdadi a travaillé comme agent de libération conditionnelle et responsable des agents de libération conditionnelle pendant 20 ans dans divers bureaux de libération conditionnelle, tels ceux de Toronto-Ouest, d’Ottawa et du Nunavut. Pendant toutes ses années d’emploi au SCC, il a dirigé et mis en œuvre des projets, des programmes et des activités à l’échelle régionale et nationale.

À titre de représentant du SCC au Nunavut, M. Al-Baghdadi a assuré la direction et la gestion du BSLCN, ainsi que l’exécution réussie de son mandat dans l’ensemble du territoire. Pendant son séjour dans le Nord, M. Al-Baghdadi a fait la promotion de la position socioéconomique unique du Nunavut par rapport aux autres régions du Canada. Il a dirigé un certain nombre de programmes et d’initiatives visant à améliorer les résultats correctionnels des délinquants inuits en collaboration avec le gouvernement territorial, les organisations inuites et les principales parties prenantes.

L’engagement de M. Al-Baghdadi à produire des résultats supérieurs dans l’un des milieux socioéconomiques et environnementaux les plus difficiles au Canada témoigne de son dévouement à l’égard de son travail et de la population du Nunavut. M. Al-Bagdadi démontre continuellement son désir d’offrir aux Canadiens et aux Canadiennes du Nord un service exceptionnel. Il est très engagé auprès de la communauté; il a un effet positif sur la vie des personnes avec lesquelles il travaille et des citoyens canadiens qu’il représente.

Andréa Pinter
Biographie

Andréa Pinter travaille pour le SCC depuis une quinzaine d’années comme psychoéducatrice au Centre régional de santé mentale (CRSM), un pénitencier à vocation psychiatrique. Des services en santé mentale sont offerts aux détenus manifestant le niveau le plus élevé de besoins dans la région du Québec et parfois du Canada. Andréa accomplit un travail exceptionnel dans nombre de dossiers. Tout au long de sa carrière de psychoéducatrice, on lui a confié des cas cliniques complexes associés à des individus évalués parmi les plus dangereux. Andréa intervient au cas par cas avec les détenus. Nombre de ces détenus devraient se retrouver en Hôpital psychiatrique ou en centre de réadaptation, mais la justice les a confiés au SCC. Andréa Pinter se démarque par ses interventions soutenues et répétitives, sa patience exceptionnelle et son dévouement. Andréa contribue à changer des vies et à réduire le risque futur que présenteront des délinquants à besoins spéciaux une fois remis en liberté. Par sa grande souplesse et son agilité, Andréa s’adapte à tout le monde et permet aux détenus de se reconstruire un réseau social en prenant contact avec la famille ou les proches. Elle œuvre ainsi à éduquer les familles des détenus sur le plan et le traitement.

La psychoéducation est une spécialité québécoise qui a fait ses débuts comme profession à la fin des années 1950 et qui représente une expertise indispensable bien que méconnue du grand public. Les psychoéducateurs accompagnent la personne qui vit des difficultés d’adaptation en intervenant à la fois auprès d’elle, sur son environnement, et sur l’interaction entre ceux-ci. Le psychoéducateur privilégie l’action sur le terrain et travaille en collaboration avec les autres professionnels de la santé en soutenant les intervenants auprès de leur clientèle.

Il n’existe qu’un petit groupe de psychoéducateurs œuvrant en milieu carcéral fédéral, soit uniquement à l’Établissement Archambault, au Centre régional de santé mentale.

Thomas Clapham, CD
Biographie

Thomas Clapham a servi dans les Forces armées canadiennes en tant qu’infirmier de 2005 à 2017. Il a été déployé en Afghanistan en 2008-2009 ainsi que durant les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. Il a pris sa retraite des Forces au grade de sergent et a reçu l’étoile de campagne générale, la décoration des Forces canadiennes et deux mentions élogieuses du commandant pour ses actions en service.

En 2017, Thomas s’est joint à la Gendarmerie royale du Canada à titre de conseiller en gestion de l’incapacité afin d’offrir du soutien et des conseils aux membres et à la direction de l’Administration centrale, de la Division nationale, de la Division Ontario et de la Division Nunavut. Après un an Thomas s’est joint à son syndicat local à titre de président de section.

En 2020, Thomas est devenu le gestionnaire de programme national pour le Programme Soutien – blessures de stress opérationnel (SBSO) de la GRC, un programme qui vise à fournir un soutien par les pairs de façon confidentielle à toutes les personnes atteintes d’une blessure de stress opérationnel. Thomas est fier de diriger une formidable équipe de coordonnateurs partout au pays qui soutiennent les autres par leur expérience et leur empathie dans l’espoir de renforcer leur résilience et de réduire les préjugés associés à la santé mentale.

Thomas a consacré sa carrière à soutenir les employés et les anciens combattants des Forces Armées Canadiennes et de la GRC dans leurs efforts de rétablissement, de réadaptation et de réinsertion à la suite d’une blessure ou d’une maladie.

Thomas vit à Ottawa, en Ontario, avec sa conjointe Allison et leurs deux enfants, Rory et Clara.

Jim Tata
Biographie

L’agent de libération conditionnelle Jim Tata a occupé divers postes en collectivité et en établissement au SCC depuis novembre 1994. 

Jim mérite d’être reconnu pour son poste d’agent de libération conditionnelle dans la collectivité dans le cadre duquel il fournit des services dans des régions éloignées du Manitoba.

Ayant le bureau de libération conditionnelle de Winnipeg comme base d’attache, Jim est chargé de fournir des services et de la surveillance aux collectivités des Premières Nations du Nord du Manitoba : Bloodvein, Barens River, Poplar River, Pauingassi, Little Grand Rapids, St. Theresa Point, Garden Hill, Wasagamack et Red Sucker Lake. La plupart de ces collectivités ne sont accessibles que par avion, par bateau, par VTT, par motoneige ou par hélicoptère.

Au fil des ans, Jim a fait un travail extraordinaire pour favoriser les relations avec les dirigeants et les membres des collectivités afin de faciliter la réinsertion sécuritaire des délinquants dans leur communauté.

Son travail dans les collectivités éloignées a contribué à l’établissement de relations avec d’autres membres du personnel de la Sécurité publique, notamment de la GRC, des comités de justice locaux et de la police de bande. Jim a amélioré leur compréhension du système de libération conditionnelle, ainsi que des questions liées au soutien et à la supervision des délinquants.

Jim et sa femme Carolyn ont deux enfants, Erika et Ian.

Jo-Anne Scharf
Biographie

Jo-Anne compte plus de 19 ans d’expérience à Sécurité publique Canada. Son engagement continu à améliorer la préparation aux situations d’urgence et la sécurité publique dans la région de l’Atlantique a contribué de façon importante à la sécurité de la population canadienne.

Une tempête a marqué le début de la carrière de Jo-Anne. À peine trois semaines après son entrée en fonction en 2003, elle a été confrontée à un ouragan de catégorie 2 (Juan). Jo-Anne a contribué à la conception et à la mise en œuvre de plans et de procédures pour les interventions coordonnées en cas d’urgence. Avec une petite équipe, elle a établi des procédures d’exploitation et de communication, a défini les rôles et les responsabilités et les a mis en pratique dans le cadre d’exercices régionaux et d’activités de formation.

Elle a pris part à des groupes de travail et à des comités ministériels pour élaborer des documents nationaux clés sur les interventions d’urgence, comme le Plan fédéral d’intervention d’urgence et le Système national d’intervention d’urgence. Elle a été l’un des deux représentants régionaux invités à faire partie du Comité consultatif des sous-ministres.

Elle a été membre du Groupe international de gestion des urgences – un groupe de directeurs et de gestionnaires de la gestion des urgences de six États de la Nouvelle-Angleterre, des quatre provinces atlantiques et de la province de Québec qui constitue un forum efficace pour la coopération transfrontalière.

Elle a joué un rôle déterminant dans l’élaboration des réserves opérationnelles régionales en étroite coordination avec le gouvernement fédéral.

Pendant la pandémie de COVID-19, Jo-Anne et ses équipes ont travaillé sans relâche pour répondre aux demandes d’EPI, de respirateurs ou autres, ainsi qu’aux demandes de déplacement du gouvernement fédéral pendant les périodes de restrictions accrues. Ces tâches étaient essentielles pour assurer la sécurité de la population canadienne, ainsi que le bon fonctionnement de l’importante chaîne d’approvisionnement durant la pandémie.

Louise Paquet
Biographie

Louise Paquet dirige le programme de dressage de chiens de la GRC au Centre de dressage des chiens de police à Innisfail, en Alberta depuis 2009. Son engagement et celui de ses collègues à l’égard de ce programme de calibre mondial a créé un environnement sûr et positif pour les chiens. Louise participe à diverses tâches de développement du comportement des chiens. Ce programme d’entrainement complexe et exhaustif procure au Canada des groupes de chiens de service hors-pair qui sont adaptés aux besoins et aux réalités géographiques de notre pays. Les chiens de service sont entrainés pour la détection de stupéfiants, d’explosifs et de restes humains, ainsi que d’autres activités policières essentielles, comme la recherche et le sauvetage dans divers scénarios d’urgence.

Elle a obtenu une victoire en matière de classification des postes pour l’équipe de dressage après y avoir consacré plus de sept ans. Cette victoire pour la reconnaissance de l’entraînement de haut niveau fourni au centre de dressage confirme l’importance du rôle des dresseurs et des chiens pour la sécurité de la population canadienne.

Le Centre d’entrainement d’Innisfail est une institution remarquable à laquelle Louise contribue grandement au succès du programme des chien de service. Sous sa vigile, les chiots complète leur programme et rejoignent les rangs des meilleurs chiens de service au monde.

Louise Paquet a deux fils et vit sur sa terre avec trois chiens tous issus du programme de chiens de service.